PKR : Photokératectomie réfractive de surface [horizontal_line style= »8″ margin_top= »0″ margin_bottom= »0″]

PKR : Photokératectomie réfractive de surface au laser excimerLa photoablation réfractive de surface au laser excimer (PKR, Lasek et EpiLasik) consiste à aplatir le centre de la cornée chez le sujet myope et la périphérie de la cornée chez le sujet hypermétrope en appliquant directement le laser excimer à la surface de la cornée, sans découper au préalable le volet cornéen (capot) qui caractérise le Lasik ou le Smile.
L’intervention est réalisée à l’aide d’un laser ultraviolet “excimer”, qui effectue l’ablation du tissu superficiel avec une grande précision. Chaque impact du laser enlève 0.25 microns (un quart de millième de millimètre) de tissu. Les mouvements de l’œil sont compensés en temps réel avec une très grande précision par un système de poursuite infrarouge (eye-tracker)

On estime que 20 millions d’yeux ont bénéficié de cette méthode depuis 1990.

Il existe actuellement 3 méthodes de photoablation de surface :

  1. a) La PKR (photo kératectomie réfractive) : On réalise initialement une simple abrasion mécanique manuelle de la couche superficielle de la cornée (l’épithélium)
  2. b) Le Lasek : L’épithélium est détaché à l’alcool et repositionné en fin d’intervention, ce qui peut, de façon inconstante, accélérer la cicatrisation et réduire la douleur postopératoire. L’épithélium est le plus souvent altéré par l’alcool et doit régénérer en quelques jours.
  3. c) L’EpiLasik : L’épithélium est clivé au moyen d’une dispositif mécanique spécial. Le volet épithélial peut être repositionné, ce qui permettrait peut être une diminution de la douleur postopératoire et une réhabilitation visuelle un peu plus rapide que la PKR ou le Lasek.

La PKR, le Lasek et l’épiLasik ont des résultats équivalents et sont pratiqués par 5 à 90% des chirurgiens, dans 1 à 100% des cas opérés, selon les pays (environ 30 à 60% des cas en France).

La majorité des chirurgiens expérimentés préfèrent actuellement la PKR, le Lasek ou l’EpiLasik en cas de :

  • faible myopie (inférieure à -2.00 dioptries)
  • cornée très mince (inférieure à 500 microns)
  • cornée pathologique (cicatrice, dystrophie de la lame basale de Cogan avec érosions épithéliales récidivantes)
  • contre-indications du Lasik et du Smile (kératocône infraclinique par exemple, traitée par PKR guidée par la topographie)
  • risque de traumatisme cornéen (sport de combat, professions exposées)
  • et par précaution chez les sujets de moins de 25 ans

Avantages

  • Simplicité : la PKR évite l’apprentissage plus difficile de la découpe du Lasik ou du Smile Relex et les complications potentielles de la découpe du volet cornéen
  • Sécurité: la PKR est considérée comme statistiquement la plus sécuritaire des 3 méthodes (absence de problèmes de volet, réduction des problèmes de sécheresse postopératoire)
  • Efficacité: les résultats visuel de la PKR sont les même que ceux du Lasik ou du Smile Relex pour les myopies de moins de 5.00 dioptries et les hypermétropies de moins de 3.00 dioptries.
  • Traitement associé : la PKR permet de traiter une anomalie de la cornée pré-existante en même temps que la correction visuelle nécessaire
  • Traitement associé des érosions épithéliale récidivantes ou d’une cicatrice cornéenne par PTK (photokératectomie thérapeutique)
  • Traitement associé d’une déformation de la cornée (kératocône) par photoablation guidée par la topographie ou l’aberrométrie du front d’onde
  • Coût : le coût de la PKR est inférieur à celui du Lasik ou du Smile.

Inconvénients

  • Le confort de la PKR est moins bon que celui du Lasik ou du Smile. La douleur induite par la PKR est parfois intense et dure en moyenne 1 à 3 jours. Elle nécessite des traitements anti-douleur plus puissants (gouttes, comprimés antalgiques, somnifère la première nuit, lentilles pansements perméables à l’oxygène utilisées les 3 premiers jours), dont l’effet n’est parfois que partiel. La majorité des patients, cependant, ne se plaignent que d’une sensation d’inconfort (gêne à la lumière, larmoiement, sensation de sable dans l’œil)
  • Le délai de récupération de la vision est plus long. Il faut en moyenne 4 jours pour revoir clair, et une semaine à un mois pour récupérer une acuité visuelle normale.
  • La réaction de cicatrisation de la surface de la cornée est plus importante. Variable selon les individus, elle peut très rarement gêner la vision nocturne et altérer la précision de correction optique. La cicatrisation (« haze » peut en particulier faire régresser partiellement le résultat visuel obtenu initialement au cours de la première année. Il faut notamment éviter l’exposition solaire, ou la grossesse pendant les 6 mois suivant l’intervention, car ces facteurs peuvent influencer la cicatrisation.
  • Le délai nécessaire pour une retouche éventuelle est plus long. La cicatrisation complète n’étant achevée qu’en 12 à 18 mois, les retouches éventuellement nécessaires ne peuvent être pratiquées qu’au terme de ce délai, alors qu’en Lasik elle peuvent être pratiquée 1 à 8 mois après l’intervention (en pratique 1 mois par dioptrie de myopie initiale).
  • Le risque de complication infectieuse est légèrement majoré par rapport à celui du Lasik ou Smile (environ 1 cas sur 1000) en raison du port de la lentille de contact pansement, qui nécessite donc une surveillance stricte postopératoire les premiers jours.

Les 4 étapes de la PKR[horizontal_line style= »8″ margin_top= »0″ margin_bottom= »0″]

  • Anesthésie de surface par un collyre
  • Ablation (Peeling) de l’épithélium de la cornée à l’aide d’une spatule.
  • Remodelage de la surface de l’œil par le Laser. Le patient fixe la lumière clignotante qui permet d’aligner son œil sur le faisceau laser. Un système de poursuite infrarouge réaligne 400 fois par second le laser sur son objectif.
  • Une lentille pansement non correctrice et un collyre antibiotique sont appliqués sur l’œil en fin d’intervention. La lentille est enlevée au bout de 3 jours par l’ophtalmologiste

Les 4 étapes de la PKR

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