Spontanément, après une exérèse simple la récidive survient en effet dans une proportion importante des cas, variable selon l’évolutivité de l’affection et le caractère primaire ou secondaire de l’intervention. Plus on opère, plus de risque de récidive (on dit aussi récurrence) augmente.

Le risque de récidive dépend principalement des méthodes thérapeutiques employées

La gravité de ces récidives tient à une aggravation progressive du processus évolutif à chaque récurrence

  • envahissement plus rapide et plus extensif de la cornée,
  • formes rétractiles plus sévères
  • restriction de la motilité oculaire
  • comblement des culs de sac
  • diffusion de la pathologie à l’ensemble de la surface cornéo-conjonctivale

Ceci pose de très difficiles problèmes thérapeutiques, du fait de l’épuisement du capital conjonctival disponible pour l’autogreffe.

Il est donc capital de mettre en œuvre la meilleure stratégie préventive possible dès la première intervention de ptérygion.